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Affichage des articles associés au libellé Mas Oyama

L’Histoire vs les Histoires / History vs. Stories

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  Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #396 : L’Histoire vs les Histoires Dans les arts martiaux, nous avons un paquet d’histoires sur les écoles, les professeurs, les combats officiellement incroyables. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire que ces histoires aient traversé les siècles. Combien de récits nous a partagés Karate Bushido qui ont pu être vus en vidéo quelques décennies plus tard, et ce qui avait été décrit comme un combat titanesque manquait de technique ou d’impact. Le pire, c’est la possibilité, ou plutôt le pouvoir, des paraboles et des faits officiellement réels qui lave le cerveau des pratiquants. Combien de personnes racontent des choses folles sur O Sensei, sans parler de sa technique, mais de l’homme éveillé qu’il était ? Puis on a d’autres sources, qui changent et montrent qu’il pouvait être jaloux de certains de ses instructeurs... Dans le Jiu-Jitsu, nous avons eu un méga « brainwashing », entre l’UFC, Royce et la mythologie de Rickson. Nous avons oublié que l...

Kyokushin vs Karate d'Okinawa / Kyokushin vs Okinawan Karate

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Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #336 : Kyokushin vs Karate d'Okinawa J'écris actuellement un court essai sur les premières années du Kyokushin, comparant la réalité historique aux récits traditionnels. C'est un exercice amusant, car nous, enfants du Karaté Bushido et de l'ère pré-internet, avons grandi avec les histoires transmises par nos senpai et sensei. Ces histoires nous ont fait rêver de combattants incroyables de toutes les nations et de toutes les époques. Le Kyokushin a construit et exploité l'image du "strongest karate", un terme marketing inventé par Ikki Kajiwara (mangaka de Karate Baka Ishidai) pour promouvoir le premier championnat du monde du style en 1975. Beaucoup d'éléments relèvent du marketing, mais j'y reviendrai plus tard. Un point intéressant est la remarque de Bobby Lowe (instructeur hawaïen qui a rencontré Oyama en 1952 et premier uchi deshi américain) selon laquelle le Karaté Oyama n'était pas axé sur la se...

Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #230 : L’épreuve des 100 combats de Kyokushin (Hyakunin Kumite) / The Kyokushin 100-Man Kumite (Hyakunin Kumite)

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Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #230 : L’épreuve des 100 combats de Kyokushin (Hyakunin Kumite) Vous avez certainement déjà entendu parler de cette épreuve incroyable du karaté de Sosai Oyama : combattre 100 adversaires à la suite. Je voulais revenir dessus car, une fois de plus, même si d’un point de vue martial il n'y a rien à dire, c’est très, très impressionnant, c’est également un coup marketing de génie de Sosai. Ce qui me dérange, comme avec énormément des actions de Mas Oyama, c’est le manque d’informations sur la réalité des faits. D'après ce que j’ai pu trouver, il aurait réalisé cette épreuve en 1950 (mais il n'y a rien sur le site officiel). Mettons même qu’il l'ait fait avant le premier candidat Steve Arneil, qui a passé une forme "hybride" en 1965. Il aurait eu 42 ans à l’époque, et il n'est pas certain qu’il ait pu réellement faire 3 jours de kumite avec 100 combats par jour. Parce que oui, l’histoire veut que Oyama ait fait 3 foi...

Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #223 : La difficulté de la tradition / The Difficulty of Tradition

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  Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #223 : La difficulté de la tradition Dans les arts martiaux, il y a souvent un discours orienté vers le passé, un respect envers les anciens qui peut parfois être bénéfique, mais qui peut tout autant freiner le développement du système. Par exemple, depuis la forme de Shaolin du Wushu, nous avons évolué vers des styles aussi spécifiques que le Wing Chun. À quand remonte la tradition ? Au Xi Yi Chuan, au Yi Chuan de Wang Xiangzhai ou au Taikiken de Sawai ? Devons-nous considérer Carlos Gracie comme le fondateur de la forme traditionnelle du Jiujitsu brésilien ou Maeda qui lui a enseigné ? Mais ce dernier représentait le Kodokan Judo. Se pourrait-il que la tradition du Jiujitsu brésilien soit en réalité la forme japonaise ? En Kyokushin, lorsqu'on parle de tradition, met-on en avant le travail de Mas Oyama ou doit-on remonter au Goju ryu de Yamaguchi Sensei, voire à la forme d’Okinawa de Miyagi Chojun ? Au-delà de l’origine de la tradition...

Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #214 : La notion des grades en Karate Kyokushin / The Notion of Ranks in Kyokushin Karate

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Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #214 : La notion des grades en Karate Kyokushin Comme je vous le partageais il y a quelques posts, je trouve que c’est vraiment complexe le principe des grades. Bien sûr, tout est particulièrement relatif à ce niveau. En Kyokushin, comme en Jiujitsu Brésilien et en Luta Livre, ce sont des styles où il est difficile d’obtenir la ceinture noire. Quand je vois que mon pote Antonio Tusseau, cinq fois champion d’Europe de Kyokushin et 4e au Mondial, s’est fait gentiment recalé il y a un an pour son sandan (3e dan) par un sensei japonais qui considère qu’il devait faire encore mieux vu son statut de champion, cela a le don de m’agacer. Dans le sens où si un pratiquant d’arts martiaux remporte des combats (ce qui est l'un des buts premiers, surtout en Kyokushin), c’est qu’il a un niveau (pas forcément une pureté technique) suffisant. Demander que ce dernier soit un monstre en kata et que son kihon soit parfait pour un simple 3e dan, c’est abusé. ...

Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #205 : Du Goju au Kyokushin / From Goju to Kyokushin

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Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #205 : Du Goju au Kyokushin Dans mes recherches sur les origines et le développement des premières années du Kyokushin, pour clarifier l’histoire et limiter les rumeurs, je trouve parfois difficilement des réponses à mes questions. Par exemple, comment se déroulèrent les premières années d’enseignement de Oyama Sosai ? Comme je vous l’ai expliqué dans un précédent article, dans les premières années du Oyama Dojo (Daisen Dojo), il était affilié au Gojukai (1953-1957). Ce qui semble avoir été un vrai tournant dans la vie du dojo est l’arrivée d’un ancien condisciple du Goju 2e dan, Ichiro Minamoto, qui est entré comme instructeur en 1953-1954. Oyama semblait avoir une forme plus Shotokan que Goju, même s’il enseignait jusqu’en 1963 un mélange de Shotokan, Goju, Shorei et Kobayashi-ryu. Celui qui a mis une intensité en combat au-dessus de tout est Minamoto Sensei. Si Sosai avait mis l’emphase sur le physique et les entraînements très durs de plus...

Réflexions martiales d'un hypnofighter #201 : Le premier championnat du monde de Kyokushinkai en 1975 / The First Kyokushinkai World Championship in 1975

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Réflexions martiales d'un hypnofighter #201 : Le premier championnat du monde de Kyokushinkai en 1975 Quand les Français ont battu les Japonais au championnat du monde de Paris en 1972, cela a créé un choc dans le monde du karaté. Les Japonais n'étaient plus les combattants invincibles que nous aurions pu croire. Le peuple du pays du soleil levant avait déjà dû admettre la grande force des pays européens avec le judo dès 1964 et le colosse Geesink. Mais cette fois, Sosai Oyama, qui était en guerre avec la JKA et la plupart des styles traditionnels, a vu une occasion extraordinaire de mettre en avant le Kyokushin, ce karaté rustre qui, depuis 1969, proposait des compétitions où les KO étaient autorisés. Comme je l’ai partagé dans d'autres posts, Sosai était un génie du marketing. Il a donc clamé que jamais un non-Japonais ne deviendrait champion dans le véritable karaté, le Kyokushin. S’il advenait le contraire, il se ferait Seppuku. Mettez-vous à la place de la première gén...