Articles

Affichage des articles associés au libellé combat de rue

La Réalité de la Blessure en Combat de Rue : Au-delà du Mythe de l'Intouchabilité / The Reality of Injury in Street Combat: Beyond the Myth of Untouchability

Image
  Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #535  : La Réalité de la Blessure en Combat de Rue : Au-delà du Mythe de l'Intouchabilité La blessure en combat est un sujet complexe. La plupart du temps, on part du postulat que si l'on doit se défendre dans un cadre urbain, notre panel technique et notre gestion psychologique devraient nous éviter assez rapidement de prendre un mauvais coup ou d'être méchamment blessé. Cependant, qu'en est-il réellement ? Un des points que les sports de combat enseignent bien, parfois malgré eux, c'est de continuer un round ou un match bien que l'on soit blessé. En self-défense, il est assez peu intuitif d'admettre que l'on puisse être touché. Pourtant, nous ne connaissons ni le nombre d'opposants, ni comment nous allons réagir face à ce stress intense. De plus, cette inconnue du combat nous pousse à vouloir sortir rapidement de ce rituel d'opposition. Cela donne un avantage perceptif de se dire : "Je frappe, je co...

Le BJJ dans la rue / BJJ in the Street

Image
  Réflexions martiales d'un Hypnofighter #421 : Le BJJ dans la rue Comme chaque année, lorsque le dojo est fermé, je propose de s'entraîner au MMA et au BJJ sur du béton. Factuellement, on pourrait être sur de l'herbe, mais je m'étais rendu compte il y a quelques années que martialement parlant, cette période nous remettait dans une humilité face à des choses aussi simples que combattre dans la rue. Je sais que tout le monde ne s'entraîne pas dans un esprit de self-défense, et c'est aussi mon cas. J'inclus cette facette dans ma pratique et je partage à mes élèves les notions clés, car c'est une composante de mon BJJ/Luta. Combattre sur du dur avec de petits cailloux qui pourraient être du verre dans la rue, c'est se rendre compte à quel point nous ne sommes pas mobiles et à quel point les genoux et les mains se blessent rapidement. Nous sommes tellement habitués à faire nos techniques sur des tatamis, ou éventuellement sur des parquets (je ne parle p...

Savoir se battre / Knowing How to Fight

Image
  Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #392 : Savoir se battre J’ai vu une vidéo où il était demandé à des passants s’ils pensaient savoir se battre. La réponse a été positive chez beaucoup de personnes (le montage y est pour quelque chose), mais ce que je trouvais intéressant c’est qu’ils pensent vraiment être dangereux en combat parce qu’ils se sont battus quelques fois dans leur vie, entre l’école et la rue. Il est impossible de nier qu’il y a des bagarreurs de rue qui n’ont pas de passé martial qui peuvent nous mettre K.O. d'une droite, sans compter les vices bien spécifiques à la rue. Il serait idiot aussi de croire que les arts martiaux et sports de combat nous feraient remporter tous les affrontements à main nue face à des néophytes. Mais globalement, pour avoir combattu et même "taquiné" énormément, surtout ado et jeune adulte, des non-pratiquants qui voulaient toujours se tester, il était rare de rencontrer des opposants dangereux, que ce soit en lutte ou e...

Cardio et Self-Défense / Cardio and Self-Defense

Image
Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #276 : Cardio et Self-Défense Il y a quelque temps, j’ai reçu un commentaire sur une de mes vidéos, où l’on me voit transpirant, en train de récupérer mon souffle. Le commentaire disait que je ne tiendrais pas 30 secondes dans un combat de rue. J’ai trouvé cette réflexion intéressante : 30 secondes dans la rue, c’est en effet très long. Comme je l’ai déjà partagé, dans ma vision de la réponse violente face à une agression de rue, après les éventuels rituels, au premier contact, une réponse doit être rapide et efficace pour neutraliser l’agresseur. Si on dépasse le temps du premier assaut (généralement moins de 30 secondes), on entre alors dans un combat et non plus dans de la self-défense. Paradoxalement, c’est lorsque l’on bascule en combat que les choses peuvent se simplifier. Pourquoi ? Parce que c’est un domaine que nous connaissons : nous sommes habitués à des rounds de 5 à 10 minutes. Certes, le stress de la rue épuise notre énergie, mai...

Enseigner la danse des agressions / Teaching the Dance of Aggression

Image
Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #266 : Enseigner la danse des agressions  Nous fonctionnons par modèles et, à moins d’être formés avec des notions technico-tactiques militaires, la plupart des agressions suivent les mêmes schémas, avec des rituels qui, bien que différents en apparence, ne sont que des phases de préparation avant l'agression physique. Nous savons que les affrontements de rue peuvent être mortels. C’est pourquoi il est crucial d’observer les leviers psychologiques et comportementaux dans ces situations. Une erreur que nous connaissons pourtant en théorie est que, une fois la phase d’agression enclenchée, s’il n’y a pas de neutralisation (c’est-à-dire la mise hors combat de l’opposant ou des opposants), même si la tension semble retomber, la réalité est que la phase de retrait peut n’être qu’une préparation pour renforcer l’arsenal — par exemple, prendre un couteau ou appeler des renforts. Dans le cas de l’agression mortelle de Kylian, comme dans d'autr...

Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #234 : Grappling dans la rue / Grappling in the Street

Image
  Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #234 : Grappling dans la rue Je sais que le sol n’est pas une situation recommandée dans la rue. Et pour ceux qui avancent l’argument qu'il faut frapper dans la rue, je suis d’accord. Cependant, je pars de l'hypothèse où les frappes n’ont pas fonctionné et nous en arrivons à un clinch. Ce qui semble bon sur le papier ne se vérifie pas nécessairement dans la réalité. Malheureusement, beaucoup d’agressions de rue passent par des phases de saisies et possiblement de mises au sol. C’est donc une grosse galère quand on a plusieurs personnes qui peuvent tenter de nous frapper pendant que nous sommes en saisie avec un opposant. Et je ne parle même pas de l’intervention d’une personne armée d’un couteau, où la saisie laisse le temps à quelqu'un de nous poignarder par derrière. La première chose que les grapplers doivent prendre en compte lorsqu'ils pensent à leur défense personnelle dans la rue, c’est-à-dire sur du béton, avec des mu...

Réflexions martiales d'un hypnofighter #172 :Les contextes changent la notion de combat / Understanding the Contexts of Combat Use

Image
Réflexions martiales d'un hypnofighter #172 :Les contextes changent la notion de combat Il y a quelque temps, je vous parlais de la différence entre la réalité d’un affrontement pour un agent de sécurité et celle d’un citoyen ordinaire dans la rue. Nombre de nos instructeurs ou consultants en self-défense nous racontent avoir été impliqués dans de nombreux combats de rue dans le cadre de leur profession. Sur le papier, ils ont raison, mais la situation n’est pas comparable à celle de vous et moi dans la rue. Ils sont rémunérés pour surveiller ou protéger des lieux. Ils savent qu'à tout moment, des problèmes peuvent surgir, et de plus, ils disposent d'une équipe prête à intervenir en renfort. Si techniquement, ils peuvent nous parler d’efficacité, mentalement, ils ne se trouvent pas dans cette situation spécifique de victime potentielle dans la rue. Quand on est conscient que la situation peut rapidement devenir violente, comme à l'entrée d'une boîte de nuit, cela n...

Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #169 : Les clefs dans la rue / Martial Reflections of an Hypnofighter #169: Keys on the Street

Image
Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #169 : Les clefs dans la rue  JJe me fais l'écho d'une pensée de Frank Mir, illustre combattant de l'UFC et expert en jiu-jitsu. Il soutenait qu'en combat de rue, l'usage d'une clé articulaire doit aboutir à la rupture du membre concerné. Je partage entièrement son point de vue. C'est la raison pour laquelle, en BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et Luta Livre, nous privilégions l'étranglement. Pourquoi ? Car c'est une méthode moins traumatisante. Neutraliser un adversaire par l'étranglement évite les traumatismes sévères et offre un délai précieux pour s'échapper. Face à une clé articulaire en pleine rue, l'hésitation à infliger une telle blessure est naturelle. Pour ceux qui n'ont jamais été témoins de la rupture d'un bras, d'une épaule ou d'une cheville, l'impact psychologique et physique de ce geste est difficilement imaginable ( autant pour le combattant que pour l’agresseur). Nou...