Devrait-on arrêter les grades ? / Should We Abolish Ranking Systems?
Réflexions Martiales d'un Hypnofighter #563 : Devrait-on arrêter les grades ?
Il existe de nombreux sports de combat qui ne comportent pas de système de grades, et c’est bien souvent une approche salutaire. Ce qui définit le niveau, c’est ce qui s’exprime concrètement dans la salle ; tout le monde sait qui possède quel niveau. Pour les compétiteurs, ce sont les titres obtenus qui font foi. Il est plus intéressant, pour évaluer les qualités d’un pratiquant, de savoir qu’il a remporté un Grand Chelem en Judo ou un titre national en boxe ou en lutte, plutôt que de posséder une ceinture assortie de nombreux dans.
De plus, comme je vous l’avais déjà partagé, plus on accumule de dans, plus on avance en âge et moins on est efficace martialement dans notre style. Estimer une évolution alors que, concrètement, notre niveau physique diminue, est flatteur mais demeure illusoire. Bien sûr, la ceinture représente plus qu’un simple niveau ; c’est aussi une classification peu utile lorsque l’on sait que chaque pratiquant, dans sa propre quête martiale, s’entraîne au maximum de ses capacités au sein du dojo.
Un pratiquant ayant été champion du monde conserve cette reconnaissance à jamais, tout en ayant la justesse de savoir qu’il ne pourra plus l’être quelques décennies plus tard. Naturellement, les plus jeunes respectent ce parcours, tandis que celui qui a atteint ce niveau démentiel accepte, en vieillissant, d’être moins « bon » ou « fort » que les jeunes athlètes pleins d’énergie. Cet effacement est parfois sain : il permet de faire briller ceux qui doivent être mis en avant grâce à ce qu’ils sont dans l’ici et maintenant.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
--
Martial Reflections of a Hypnofighter #563: Should We Abolish Ranking Systems?
Many combat sports operate without a formal grading system, and this is often a beneficial approach. Proficiency is defined by performance within the gym; everyone is aware of the relative skill levels, and for competitors, titles serve as the primary metric. It is far more insightful to evaluate a practitioner's quality based on a Judo Grand Slam victory or a national title in boxing or wrestling than by a belt adorned with numerous dan ranks.
Furthermore, as previously discussed, there is an inverse correlation between the accumulation of dan ranks and physical martial efficacy due to the natural aging process. Measuring "progress" while one's concrete performance is declining may be flattering, but it remains illusory. While a belt symbolizes more than just technical skill, it functions as a classification that loses utility when considering that every practitioner is engaged in a personal martial quest, training to their absolute limit within the dojo.
A former world champion retains that achievement forever, yet possesses the clarity to realize they cannot maintain that peak decades later. Younger practitioners naturally respect this legacy, while the veteran acknowledges with precision that they are no longer as "capable" or "strong" as the energetic youth. This stepping back is often healthy, allowing those who embody excellence in the "here and now" to shine.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
Il existe de nombreux sports de combat qui ne comportent pas de système de grades, et c’est bien souvent une approche salutaire. Ce qui définit le niveau, c’est ce qui s’exprime concrètement dans la salle ; tout le monde sait qui possède quel niveau. Pour les compétiteurs, ce sont les titres obtenus qui font foi. Il est plus intéressant, pour évaluer les qualités d’un pratiquant, de savoir qu’il a remporté un Grand Chelem en Judo ou un titre national en boxe ou en lutte, plutôt que de posséder une ceinture assortie de nombreux dans.
De plus, comme je vous l’avais déjà partagé, plus on accumule de dans, plus on avance en âge et moins on est efficace martialement dans notre style. Estimer une évolution alors que, concrètement, notre niveau physique diminue, est flatteur mais demeure illusoire. Bien sûr, la ceinture représente plus qu’un simple niveau ; c’est aussi une classification peu utile lorsque l’on sait que chaque pratiquant, dans sa propre quête martiale, s’entraîne au maximum de ses capacités au sein du dojo.
Un pratiquant ayant été champion du monde conserve cette reconnaissance à jamais, tout en ayant la justesse de savoir qu’il ne pourra plus l’être quelques décennies plus tard. Naturellement, les plus jeunes respectent ce parcours, tandis que celui qui a atteint ce niveau démentiel accepte, en vieillissant, d’être moins « bon » ou « fort » que les jeunes athlètes pleins d’énergie. Cet effacement est parfois sain : il permet de faire briller ceux qui doivent être mis en avant grâce à ce qu’ils sont dans l’ici et maintenant.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
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Martial Reflections of a Hypnofighter #563: Should We Abolish Ranking Systems?
Many combat sports operate without a formal grading system, and this is often a beneficial approach. Proficiency is defined by performance within the gym; everyone is aware of the relative skill levels, and for competitors, titles serve as the primary metric. It is far more insightful to evaluate a practitioner's quality based on a Judo Grand Slam victory or a national title in boxing or wrestling than by a belt adorned with numerous dan ranks.
Furthermore, as previously discussed, there is an inverse correlation between the accumulation of dan ranks and physical martial efficacy due to the natural aging process. Measuring "progress" while one's concrete performance is declining may be flattering, but it remains illusory. While a belt symbolizes more than just technical skill, it functions as a classification that loses utility when considering that every practitioner is engaged in a personal martial quest, training to their absolute limit within the dojo.
A former world champion retains that achievement forever, yet possesses the clarity to realize they cannot maintain that peak decades later. Younger practitioners naturally respect this legacy, while the veteran acknowledges with precision that they are no longer as "capable" or "strong" as the energetic youth. This stepping back is often healthy, allowing those who embody excellence in the "here and now" to shine.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

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