Le retour dans le passé / A Return to the Past
Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #538 : Le retour dans le passé
La semaine passée a eu lieu le premier Open de Jiu-Jitsu Brésilien organisé par la Fédération de Judo, suite à leur récente acquisition de cette discipline. Je n’y suis pas allé pour combattre, mais j’ai pu recueillir les retours des participants. Et ce que j’ai entendu m'a ramené au début des années 2000, à une époque où nous ne savions pas organiser des compétitions, mais seulement proposer des combats.
Si nous avons tous reçu une claque, c’est bien en voyant l’IBJJF proposer des compétitions à l'image du monde professionnel : des tableaux de combat publiés quelques jours à l'avance, des plannings respectés et des arbitres de qualité.
En France, nous sommes des enfants du monde associatif, et il faut remercier ce modèle qui permet de découvrir et de participer à une multitude d'activités. Cependant, il est géré par des bénévoles qui pensent chacun à leur façon et font de leur mieux.
Qu’importe la fédération (Judo, Lutte ou Karaté) et sa taille, la culture fédérale n’est pas la culture professionnelle, je dirais même entrepreneuriale.
Du coup, lorsque les Brésiliens, et Carlos Gracie Jr., ont compris le fonctionnement de l'organisation et du business aux USA, ils ont créé des franchises, dont la CFJJB. Indépendamment du fait qu'on aime ou non cette philosophie, le modèle fonctionne. Il a toutefois un revers : il est coûteux pour les athlètes.
On pourra dire ce que l’on veut, mais je ne pense pas qu’après 70 ans de compétitions de Judo se traduisant par une organisation "amateur", il y ait la moindre chance d'atteindre la qualité de la CFJJB.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
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Martial Reflections of an Hypnofighter #538: A Return to the Past
Last week, the Judo Federation held its first Brazilian Jiu-Jitsu Open following their recent acquisition of the discipline. I did not go to compete, but I was able to gather feedback from the participants. What I heard brought me back to the early 2000s, to a time when we didn't know how to organize competitions; we only knew how to offer fights.
If we all received a wake-up call, it was seeing the IBJJF offer competitions modeled after the professional world: fight brackets published days in advance, schedules adhered to, and quality referees.
In France, we are children of the non-profit associative world, and we must be grateful for this model which offers the opportunity to discover and participate in a multitude of activities. However, it is managed by volunteers, each thinking in their own way, doing the best they can.
Regardless of the federation (Judo, Wrestling, or Karate) and its size, the federal culture is not a professional culture; I would even say not an entrepreneurial culture.
Consequently, when the Brazilians, and Carlos Gracie Jr., understood how organization and business worked in the USA, they created franchises, including the CFJJB. Whether one likes this philosophy or not, the model works. However, it has a drawback: it is expensive for the athletes.
We can say what we like, but I don't think that after 70 years of Judo competitions resulting in "amateur" organization, there is any chance of matching the quality of the CFJJB.
Take what is good and right for you. Be One, Pank.

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